18 mai 2007
Esperanza, par Bérangère Musseau
Vous trouverez ci-dessous un texte qui m'a été envoyé par Bérangère Musseau. Elle a écrit ce texte après sa mission dans les camps de réfugiés sahraouis de Tindouf.
En voici les premières lignes:
Si l’espoir fait vivre, le peuple sahraoui en est la preuve incarnée.
31 ans après avoir été chassés de leur territoire par l’armée marocaine, les réfugiés sahraouis de la hamada de Tindouf, vaste désert isolé du reste de l’Algérie gardent l’espoir d’un retour sur leur terre, libres.
L’espoir des vieux
23h45. Le froid est tombé sur la base. Les tentes-bureaux des différentes OSI (organisations de solidarité internationales) présentes dans ces 300 mètres carrés gérés par l’UNHCR 1 se sont peu à peu éteintes. C’est l’heure du thé dans la tente des « chibanis », les vieux gardiens.
D’un « Salam Aleikoum » respectueux, Mohamed passe la porte. Il revient de son tour de garde, et rapporte des nouvelles de la radio sahraouie.
Assis sur les lits, les regards sont penseurs, l’heure est à la réflexion du temps qui passe. Seul Abdallah est assis à terre, au centre, veillant à la braise sous la théière. La musique du thé versé et reversé dans les « kas », selon une tradition vieille comme le désert, invite à la discussion.
Un débat s’ouvre peu à peu entre les vieux. La conversation est en hassanya, les yeux s’allument et le ton monte.
Amer comme la vie, ainsi est qualifié le premier thé. A son image, les vieux racontent…
Ils racontent le Sahara.
Commentaires
Nuance
Personne n'a été chassé.
Ce n'est que les algeriens qui ont tout fait.
Le père de Mohamed Abdulaziz dit qu'il est marocain (et il est fier de l'etre).
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